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Air Algérie : L’épave du vol AH5017 localisée, des efforts multinationaux déployés

Le vol AH5017 de la compagnie Air Algérie s’est écrasé jeudi au Mali moins d’une heure après son décollage de Ouagadougou, avec 116 personnes à son bord, a confirmé le même jour le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra.

« Il y a des équipes de secours qui se sont approchées de la carcasse », a affirmé le ministre algérien après la signature de la feuille de route des négociations de paix entre le gouvernement malien et les groupes rebelles basés dans le nord du Mali, où la situation est toujours instable.

L’épave de l’avion a été localisée dans un « état désintégré » dans la région de Gossi, dans le nord du Mali, à proximité de la frontière burkinabè, a indiqué dans la nuit de jeudi à vendredi l’Elysée. Une cinquantaine de Français voyageait à bord de l’avion au destin tragique.

« Un détachement militaire français a été envoyé sur place pour sécuriser le site et recueillir de premiers éléments d’information », a annoncé la présidence française dans un communiqué.

Plus tôt, le chef d’état-major particulier de la présidence du Burkina Faso, le général de brigade Gilbert Diendéré, a annoncé que l’épave du vol AH5017 avait été retrouvée en territoire malien.

« Nous n’avons pas encore de détails, mais nous confirmons que l’équipe de recherche envoyée par le Burkina a retrouvé l’épave de l’avion en territoire malien à une cinquantaine de kilomètres de la frontière nord du Burkina », a indiqué le général Diendiéré, qui est également le coordonnateur principal des opérations de recherche.

A cet effet, le gouvernement burkinabè a décrété un deuil de 48 heures à compter du 25 juillet. Le porte-parole du gouvernement Alain Edouard Traoré a présenté ses condoléances aux familles des victimes et a indiqué que la cellule de crise installée pour soutenir les familles à l’aéroport international de Ouagadougou répondrait aux différents besoins des personnes affectées par le crash.

Etant donné que l’avion a été aperçu dans le pays, le Mali va diriger l’enquête sur le crash, a déclaré jeudi soir le ministre malien des Transports, Mamadou Hachim Koumaré, à la télévision malienne ORTM.

« Dès demain, le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta, accompagné de certains membres du gouvernement, se rendra sur les lieux », a-t-il annoncé.

La société privée espagnole Swiftair, qui est propriétaire de l’avion, un MD-83, a déclaré jeudi : « Nos équipes d’urgence cherchent à découvrir ce qui est arrivé et nous publieront d’autres communiqués au fur et à mesure que nous aurons plus de détails ».

Avant la localisation de l’épave, le président français François Hollande avait indiqué jeudi en début de soirée à l’Elysée que « tout laisse à penser » que l’avion d’Air Algérie porté disparu « s’est écrasé au Mali », et a annoncé que « tous les moyens » militaires et civils français présents au Mali seraient mobilisés pour retrouver l’appareil.

« Les recherches dureront tout le temps qu’il faudra et encore cette nuit. Tout doit être fait pour retrouver cet appareil », avait déclaré M. Hollande.

Deux Mirage 2000 de l’armée française, basés au Tchad, et deux hélicoptères Apache du contingent néerlandais de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) ont participé aux recherches de l’appareil.

Le vol d’Air Algérie, parti de Ouagadougou jeudi à 01h17 et à destination d’Alger, avait disparu des écrans radars 50 minutes après son décollage.

Le MD-83 a été identifié comme étant le même appareil, baptisé « La Saeta » qui transportait l’équipe du Real Madrid pour ses matchs à l’extérieur entre 2007 et 2009.

« L’avion n’était pas loin de la frontière algérienne quand il a été demandé à l’équipage de changer de trajectoire afin d’éviter une collision avec un autre avion. Ensuite, le signal a été perdu », a expliqué Air Algérie.

Les rapports météorologiques ont par ailleurs montré que la zone dans laquelle l’avion volait subissait de « violents orages avec de puissantes rafales de vent et une grande quantité d’activité  électrique ».

Selon une liste publié par le site internet de l’aéroport international de Ouagadougou, l’avion transportait 51 Français, 28 Burkinabè, 20 Libanais, 5 Canadiens, 4 Allemands, 1 Luxembourgois, 1 Suisse ainsi que les 6 membres d’équipage espagnols.

Mais selon une liste fournie par le ministre burkinabè en charge des Transports, Jean Bertin Ouédraogo, 10 Algériens, 1 Belge, 1 Nigérian, 1 Camerounais, 1 Malien, 1 Roumain et 3 Ukrainiens figuraient parmi les passagers.

Le ministre béninois des Affaires étrangères, Nassirou Arifari Bako, a exprimé jeudi la compassion de son gouvernement envers les familles des victimes et les gouvernements français, algérien, burkinabé et autres dont les ressortissants se trouvaient à bord de l’avion d’Air Algérie.

« Que le Tout Puissant dans sa grâce divine, dans sa miséricorde, sache comment consoler les familles les victimes et que cet événement, qui nous endeuille, puisse être certainement le dernier de la série pour enfin créer des conditions plus rassurantes pour la navigation aérienne », a-t-il imploré.

« Je pense aux familles qui sont dans l’angoisse et qui attendaient dans les aéroports. Ces familles, je veux leur dire toute ma solidarité et celle de la nation », a déclaré François Hollande.

« Nous ne pouvons pas encore établir les causes de ce qui s’est produit », a ajouté le chef de l’Etat français, affirmant qu' »il faudra le faire. Nous aurons à cœur d’établir la vérité ».

Source : Xinhua

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