Dossier d’Elie Kamano : Me Béavogui donne des précisions

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Dossier d’Elie Kamano : Me Béavogui donne des précisions

Me Salifou Béavogui, avocat de l’artiste reggae man, Elie Kamano précise que le casier judiciaire de son client est propre. C’est du moins ce qu’il a fait savoir lors d’un point de presse qu’il a animé le 10 Aout 2017, dans son cabinet pour faire un état des lieux du dossier de son client. 

L’avocat est d’abord revenu sur la première interpellation de son client intervenu en février 2017. Il note que  qu’au cours de la conférence de presse animée le vendredi, 04 août 2017, le Ministre de la Justice et le procureur général près de la cour d’appel de Conakry ont fait savoir que les dossiers des artistes Elie Kamano et Takana Zion ne sont pas classés, qu’ils seront programmés à la rentrée judiciaire. Qu’ils sont placés sous contrôle judiciaire et c’est désormais le TPI de Kaloum qui va gérer leurs cas au lieu de la juridiction de Mafanko.

Parlant la cause de l’arrestation de son client en février 2017, Maître Béavogui dit qu’Elie Kamano a publié le 17 février 2017 sur sa page facebook une lettre dont la teneur suit, ‘’tous les guinéens épris de justice, tous les guinéens conscients de l’avenir et du devenir de notre nation, vue le manque de volonté des autorités à satisfaire les réclamations des enseignants chose qui empêche les fils et les filles de Guinée à reprendre le chemin de l’école. 

Je vous invite mercredi à partir de 07 heures au rond-point de la Tanery, point de départ de la marche pacifique jusqu’au Palais du peuple siège de l’Assemblée Nationale, pour réclamer le retour des enfants en classe. Mon école, mon droit. Un communiqué passera dans les radios les jours à venir. Sont invités les parents d’élèves, les enseignants contractuels, les syndicats, tous les jeunes souciés de l’avenir de la nation guinéenne’’.

Cette déclaration était consécutive à la grève des enseignants qui avait entrainé la fermeture des écoles et des universités sur toute l’étendue du territoire national.

C’est dans ces circonstances dit-il que son client a été brutalement interpelé, traqué comme un criminel, arrêté et placé en garda vu à la brigade de recherche de Matam, puis déféré au tribunal de première instance de Conakry 2 Mafanko. « Le tribunal avait décidé de lui poursuivre pour attroupement, une infraction prévue et punie par l’article 632 du nouveau code pénal. Donc le parquet a décidé l’ouverture d’une information judiciaire par le 6ème cabinet d’instruction. Dans un 1er temps il a été placé en détention le 20 février 2017 et 30 minutes après, sa détention provisoire a été annulé en faveur d’un placement sous contrôle judiciaire, qui est une restriction aux libertés individuelles», explique l’avocat.

Selon Me Beavogui, la restriction des libertés individuelles est prévue par le code de procédure pénal en son article 143. Mais, l’article 632 du nouveau code pénal qui servait de base pour la poursuite de son client, est un article qui viole les droits fondamentaux accordés aux citoyens et les articles 7 et 10 de la constitution, qui disposent que chacun est libre d’exprimer et de diffuser ses idées.

Dans cette affaire précise-t-il, il n’y a pas de jonction de procédure et Elie Kamano n’est pas placé sous contrôle judiciaire.

Le premier dossier d’Elie Kamano est simultanément devant la chambre de contrôle de l’instruction de la cour d’appel d’une part et d’autre part devant la Cour Constitutionnelle. « Elie n’a pas été interrogé au fond. Il a été interrogé en cas de flagrant délit. Dans le procès-verbal, il a nié les faits, le parquet a décidé d’ouvrir l’information judiciaire. Et illuminer litige, j’ai opposé l’article 96 par voie de conclusion écrite au juge d’instruction du 6ème cabinet, concluant en exception d’inconstitutionnalité. Le dossier de mon client est devant la cour constitutionnelle », note Me Salifou Beavogui.

Sur la dernière arrestation de l’artiste, son avocat précise qu’il a été interpelé encore le 18 juillet 2017 par la Direction centrale de la police judiciaire, interrogé pour attroupement et déféré au tribunal. « 30 minutes après que le parquet ai tenté de l’amener en prison, on l’a ramené au tribunal et l’a libéré. Au moment que je vous parle je ne connais pas l’orientation de ce dossier », raconte-t-il.

Concernant le casier judiciaire de l’artiste reggae man, son avocat précise « Quand j’entends que son casier judiciaire est sale, non, le casier judiciaire d’Elie est le plus propre. Il a été poursuivi, mais il n’a jamais été condamné et cette condamnation non plus n’a jamais été définitive. Ce n’est pas un délinquant primaire».

Me Beavogui persiste et signe que le casier judiciaire de l’artiste Elie Kamano est bel et bien propre.

Jacob Guilavogui  

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