Ebola: le centre de MSF à Conakry approche de la « saturation »

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Ebola: le centre de MSF à Conakry approche de la « saturation »

Le centre de traitement d’Ebola de Médecins sans frontières (MSF) à Conakry, approche de la « saturation » en raison d’une récente « flambée » des cas en Guinée, y compris dans la capitale, s’alarme jeudi l’ONG dans un communiqué.
Le Dr Sakoba Keïta, coordinateur national chargé de la lutte contre Ebola au ministère guinéen de la Santé, a reconnu auprès de l’AFP une « recrudescence » de cas, assurant néanmoins que « pour le moment, ce n’est pas le trop-plein à Conakry ».
« Nous avons 46 malades confirmés à Conakry, 18 cas suspects sur une capacité d’hospitalisation de 90 lits » au centre de traitement géré par MSF à l’hôpital Donka, le plus important du pays, sur un total actuel de 146 cas confirmés, a-t-il précisé.
MSF affirme qu' »alors que le mois de juillet laissait présager la fin de l’épidémie en Guinée, on constate aujourd’hui plus de 120 patients, dont 85 confirmés, pris en charge dans les deux centres de gestion des cas Ebola de MSF du pays ».
Cité dans le communiqué, Stéphane Hauser, responsable du projet de Donka, précise que « le centre, initialement prévu pour 3 mois, est confronté à ses limites physiques. Le réaménagement en cours du site, afin de maximiser l’espace disponible, risque de ne pas suffire ».
Ce centre « est particulièrement touché avec par exemple l’arrivée massive le 6 octobre de 22 patients, dont 18 en provenance de la région de Coyah, située à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Conakry ». Ces arrivées confirment « les craintes d’une augmentation massive des cas en capitale », selon MSF.
« J’appréhende le jour où on devra prendre la décision de refuser des patients par manque de place », comme cela a été le cas au Liberia, le pays le plus touché par l’épidémie, confie Stéphane Hauser.
Selon le dernier bilan d’étape publié mercredi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), avec 160 lits pour des besoins estimés à 210, soit 76%, la Guinée est sensiblement mieux lotie que la Sierra Leone, avec 304 sur 1.148 (26 %) et le Liberia, avec 620 pour 2.930 (21 %).
L’OMS remarque des taux de transmission élevés à Conakry, ainsi que dans les préfectures de N’Zérékoré et de Macenta, dans le sud forestier du pays, d’où est partie l’épidémie en décembre 2013.
L’épidémie, la plus grave depuis l’identification du virus en 1976, est partie de Guinée fin décembre 2013. Il y a eu 768 morts en Guinée sur 1.298 cas depuis le début de l’épidémie.

AFP

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