Elections communales en Guinée : Le BL préfère la rencontre des groupes de jeunes pour l’obtention des voix

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Elections communales en Guinée : Le BL préfère la rencontre des groupes de jeunes pour l’obtention des voix

Le président du Bloc Libéral (BL), le Docteur Faya Millimouno, a accordé une interview, à notre reporter. C’était le samedi, 11 novembre 2017. Objectif, parler du niveau des préparatifs de son parti pour les élections communales prévues le 04 février 2018 en de Guinée.

Guineeline.com : Que dites-vous de la date du 04 février 2018, donnée par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) pour la tenue des élections communales en Guinée ?

Le Docteur Faya Millimouno : Nous sommes partagés entre l’espoir que ces élections aient lieu, et le fait qu’elles peuvent être encore un gros mensonge. Aujourd’hui, le mandat de ceux qui gouvernent nos municipalités a expiré depuis 2010. Donc, il y a quasiment 7 ans que la gouvernance locale évolue dans l’illégitimité.

L’opposition et la mouvance se sont entendues pour faire de ce qui est illégale d’apparence légale, en mettant les délégations spéciales dans les mairies. Ces délégations n’ont le mandat de personne. Elles sont en train d’utiliser des fonds comme elles veulent, pourtant ils peuvent servir au développement de la nation. Comme prévu par la CENI, nous souhaitons que ces élections aient lieu, le 4 février 2018.

Rien ne me dit que la CENI n’a pas la volonté aujourd’hui d’aller aux élections communales. Il y a déjà beaucoup de fonds qui ont été dégagé et utiliser par la CENI en visant la date du 4 février 2018. Mais il faut une volonté politique du président de la République d’appeler le corps électorale aux urnes. Puisque la CENI sur 354. Milliards GNF demandés, apparemment nous n’avions pas encore 100 milliards GNF, si non ce qui est prévu dans le Budget national est 125 milliards GNF. Je trouve que c’est insuffisant pour organiser les élections.

Est-ce que votre parti présentera des candidats au compte de ces élections ?

 Bien sûr, nous sommes un parti national. Cela s’explique de la tournée que moi-même j’ai dirigée en mars-avril 2017. J’ai fait beaucoup de sous-préfectures en haute Guinée, en Guinée Forestière, en Moyenne Guinée, donc ça nous a permis d’évaluer le potentiel électoral que nous avons. Vous allez entendre parler de nous dans la zone spéciale de Conakry, ainsi que dans la région forestière, en haute Guinée et au Fouta.

On a ciblé plusieurs communes en Haute Guinée où nous aurons des listes des candidats, beaucoup de gens pensent que c’est la chasse gardée au RPG arc-en-ciel. Mais nous pensons que nous avons la possibilité de créer la surprise.

Comment préparez-vous ces élections communales, étant donné que le dépôt des candidatures commence à partir du 6 décembre 2017 ?

 Nous sommes sur le terrain. Nous avons nos équipes qui sont entrain de sillonner dans les communes que nous avons ciblés pour travailler sur l’achèvement des listes de nos candidats. Parce que les listes des candidats doivent être élaborés au regard des dispositions légales. Il y a des dossiers que chaque candidat sur nos listes doit préparer.

Au niveau de la phase finale, nous contrôlons actuellement partout où nous allons présenter les candidats, la représentativité des femmes et des jeunes sur nos listes est extrêmement importante. Nous essayons d’obtenir au temps d’information nécessaire pour que les listes soient finalisées de telle sorte qu’il n’aura pas de rejet.

Quelle stratégie votre parti compte mettre en place pour lui permettre d’obtenir plus de voix ?  

Ce que je peux vous dire, c’est que la caractéristique première de notre parti, c’est d’être proche des guinéens. Nous faisons moins de bruit. Vous ne verrez pas nos photos affichées, mais vous verrez des ralliements que nous faisons. Donc, nous privilégions les rencontres de proximité pendant les week-ends dans les quartiers avec les petits groupes de jeunes autour du café, on engage un débat, on les parle de la vision et le projet de société du Bloc Liberal (BL).

Nous avons besoin de toucher du doigt aux problèmes des populations dans les communes. C’est pourquoi on rencontre au maximum des groupes de 50 personnes pour une à deux heures de discutions. Le résultat parfois est plus efficace qu’un meeting.  Parce que chacun a l’opportunité de poser des questions et obtenir des réponses possibles. Les gens qu’on réussit à convaincre dans ces rencontres, deviennent des militants très engagés.

Merci docteur 

C’est à moi de vous remercier.

Jacob Kpézé Guilavogui

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