Fin de la crise à l’éducation : une structure de la société civile exprime son scepticisme sur l’accord

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Fin de la crise à l’éducation : une structure de la société civile exprime son scepticisme sur l’accord

Au lendemain de la signature d’un accord  entre le gouvernement et l’intersyndical de l’éducation, le forum Civil Guinéen (FCG), a émis des réserves sur l’accord intervenu entre  le gouvernement et les syndicats.

Dans son intervention le président du Forum Civil Guinéen, Ibrahima Balaya Diallo, a condamné les violences survenues hier dans la capitale Conakry avant de dire qu’il n’est pas convaincu de protocole d’accord signé entre les syndicalistes et le gouvernement.

« Moi je ne saluerais pas l’accord qui est intervenu entre le gouvernement et les syndicats. Parce que j’ai eu la langue avec un certains nombres de syndicalistes qui me disent que c’est un faux fluant. Et que ce qui a été signé n’engage que ceux qui ont signé. Cela veut dire que la crise est là pendante », déplore le président du FCG.

Ibrahima Balaya Diallo dira que la crise du système éducatif est un problème entier. Mais selon lui, « le Président de la République devrait commencer par démettre de ses fonctions ces trois ministres en charge de l’éducation qui ont atteint leurs limites, ils ne peuvent plus gérer l’éducation nationale ».

Pour le président du Forum Civil Guinéen, l’éducation est une question de stratégie mais il estime que depuis 2011 rien n’a changé dans le système éducatif guinéen. « Ce que nous avons  de plus enregistré c’est la prolifération des universités alors que nous n’avons pas beaucoup d’enseignants qualifiés pour les universités on a plus de 40 universités », fustige l’acteur de la société civile.

Au vu de ce qui se passe dans le système éducatif guinéen, Ibrahima Balaya affirme qu’après  deux ou trois génération on risque de ne pas pouvoir compétir avec les autres pays.

« On n’est dans un monde de compétition, de néolibéral ou le vainqueur rafle la mise. On doit se lever pour que nos enfants soit parmi les élites du monde pas seulement les élites guinéennes. Mais aujourd’hui nous n’en ferons pas le chemin parce que tout a été  dévoué dans le but de défendre les intérêts personnels », déplore-t-il.

Part la même occasion, M. Balaya a dénoncé la corruption qui mine le système éducatif guinéen. « On se rappel avec le ministre de l’enseignement préuniversitaires qui faisait des budgets de 100 milliard pour organiser les examens après il a fallut de 41 milliard il y’avait un prévalut de plus de 50 milliard où est passé cet argents. C’est de la corruption la gabegie et la fabrication d’oligarchie qui  frustre le peuple aujourd’hui », soutient-il.

Toujours dans ses dénonciations, l’activiste de la société civile a réfuté les allégations comme quoi les manifestations pour la réouverture ont été instrumentalisées.

« On veut dire qu’il  y’a de mains noires qui sont derrière les manifestations mais c’est faux. Il n’y a pas d’instrumentalisation dans cette affaire. Aujourd’hui l’éducation est en déroute parce que nous avons mis des personnes incapables qui ne savent rien régler et si nous nous laissons faire demain nous allons en tirer les conséquences parce que si nous n’avons pas une jeunesse éduquée nous fabriquons des délinquants », lance Ibrahima Balaya Diallo.

Ammara Sylla pour Guineeline.com 

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