Kindia : Pratique du taxi moto, une source de revenus pour la jeunesse

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Kindia : Pratique du taxi moto, une source de revenus pour la jeunesse

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Des taxis motards à Kindia

La pratique du taxi moto permet de joindre les deux bouts pour un bon nombre de jeunes. Dans la région de Kindia, à environ 140 km de la capitale guinéenne, cette  pratique est une activité assez lucrative. Dans la plupart des grands carrefours et ronds points de la ville, les taxis moto sont garés un peu partout à l’attente des clients en partance des coins et recoins de la ville, parfois même, dans des endroits difficiles d’accès par les automobilistes.

Déplacements simples et rapides, parfois coûteux et dangereux, des jeunes diplômés sans emploi, étudiants, élèves et autres, choisissent ce métier «risqué » pour subvenir à leurs besoins.

Aboubacar Sylla, élève en classe de 10ème Année à l’école Kenendé, cumule ses études et le travail de taxi moto. Il affirme avoir intégré cette profession pour subvenir à ses petits besoins personnels et donner un coup de main à la famille. « Je fais cette pratique depuis un certain temps. Chaque jour après l’école, je passe le reste du temps à chercher un peu d’argent avec la moto », explique l’élève.

La pratique de taxi-moto  n’impacte pas mes études, rapporte-t-il. Aboubacar dira :« Je ne fais pas le taxi à temps plein. Quelques fois, je prends le temps de réviser mes leçons et partir à la bibliothèque. Je suis candidat au brevet d’étude du premier cycle (BEPC), alors je dois tout faire pour réussir », martèle le jeune.

La pratique de ce métier n’est pas sans risques, reconnaît Aboubacar qui invite ses amis à rentrer très tôt pour réduire le taux d’agressions.

Ibrahima Diallo, étudiant diplômé du département de chimie de l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry, de la première promotion LMD, faute d’emploi, pratique le métier de moto-taxi. Il dit l’avoir embrassé par manque de travail après deux stages pratiques sans succès. « Après les études, l’Université m’a amené dans la commune de Matoto pour un stage de 4 mois. J’ai ensuite fait un autre stage de 6 mois à l’usine Ciment de Guinée sans pour autant être retenu », explique-t-il.

Et comme la vie est difficile poursuit-il, on ne peut pas rester bras croisés. « J’ai jugé nécessaire de m’acheter une moto afin de gagner le petit pain. Je peux gagner entre 40 et 60.000 GNF par jour », ajoute-t-il.

Face à l’insécurité grandissante, Ibrahima Diallo, conseille aux taxis motards d’être prudents et ne pas travailler après 21 heures. «Nous devons éviter d’aller aux lieux reculés ou de sortir de la route principale pendant la nuit. Il est préférable d’ailleurs de garer à partir de 20 heures. Au cas où la personne décide de travailler la nuit, elle doit éviter de s’arrêter dans les espaces vides et les endroits obscurs pour éviter les agressions et les assassinats », conseille-t-il.

Il invite les autorités à lutter contre l’insécurité caractérisée par des agressions et des assassinats ou enlèvements de taxi moto dans  dans la région.

Les usagers y trouvent aussi leurs comptes. « C’est un moyen de transport très facile et rapide. Ensuite, les taxis motos peuvent accéder à plusieurs endroits où les véhicules ne peuvent pas rentrer avec un coût moins élevé », note enfin Mariam Soumah, une passagère.

Mamadou Oury Bah

bmamadououry80@gmail.com

+654 457 463

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