Rentrée scolaire 2017-2018 : un casse-tête pour les parents d’élèves

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Rentrée scolaire 2017-2018 : un casse-tête pour les parents d’élèves

A quelques jours de la rentrée scolaire,  session 2017-2018, certains parents d’élèves n’ont plus l’esprit tranquille. L’ouverture des classes coïncide à la période de soudure et nombreux sont les parents d’élèves qui se demandent par quel saint se vouer.

Dans les écoles privées, les inscriptions et réinscriptions ont démarré sans affluence. Et pourtant les autorités en charge de l’éducation affirment déjà que la rentrée scolaire aura lieu le vendredi 15 septembre 2017, sur toute l’étendue du territoire.

Dix jours après la fête de l’Aïd el kébir ou fête de Tabaski, les parents ne s’avent plus ou amené la tête. Fatoumata Diallo comptable dans une entreprise de la place que les autorités connaissent la conjoncture actuelle est sans appel. Alors ouvrir les classes en milieu du mois serait pour elle une très mauvaise chose.

« On vient de fêter Tabaski, il fallait faire l’ouverture en fin du mois. Ce qui nous permettrait d’avoir les moyens de payer les frais de scolarité de nos enfants. Avec nos maigres salaires, cette fois je ne sais pas quoi faire. Nous sommes dans une période de la vache maigre, quasiment aucun secteur ne roule bien», explique-t-elle.

Quant à Amadou Oury Barry, parent d’élèves, il s’inquiète de l’absence d’écoles publiques dans son quartier. « Je sais pas quoi faire, il n’y a pas d’écoles publiques ici,  je n’ai pas les moyens pour payer la scolarité de mes enfants, car les écoles privées sont très chers, elles peuvent demander entre 80.000 à 120.000 fng le mois, niveau primaire et moi j’ai quatre enfants. Comment voulez-vous avec cette conjoncture qu’on n’arrive à payer tout ce montant? Je demande à l’Etat de nous venir en aide », s’est alarmé le père de famille.

Les couturiers et les revendeurs de fournitures scolaires sont aussi touchés par la crise. Maître Mohamed Soumah est propriétaire d’un salon de couture à la Tannerie, il explique le manque de clientèle. « Il n’y a plus de vingt temps je suis ici, mais ce que je constate actuellement est le pire de ma vie. L’année dernière à pareil moment on dormait ici pour les travaux de nuit. Mais, vous voyez vous-mêmes qu’on est 21h et nous nous apprêtons à rentrer à la maison, parce qu’il n’y a pas de travail», renchérit-il.

Il faut souligner que la rentrée scolaire de cette année coïncide à un moment crise particulière qui ne donne pas plusieurs choix aux parents d’élèves.

Abdoul Gadiry DIALLO

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