TPI de Dixinn : une épouse traduit son époux en justice pour coups et blessures volontaire

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TPI de Dixinn : une épouse traduit son époux en justice pour coups et blessures volontaire

Une épouse poursuit son époux pour des coups et blessures volontaires devant le Tribunal de Première Instance de Dixinn. Après quelques jours de jugement, l’affaire était ce jeudi 2 février 2017 en phase des plaidoiries et  réquisitoires. Une occasion pour le procureur de requérir le couple au payement d’une amende de 100 000 francs guinéens.

L’affaire remonte d’une bagarre qui s’est intervenus le 8 et le 22 décembre 2016 suite à une affaire de talismans versés dans la concession familiale. Depuis cette date, Madame Nimatoulaye Diallo et son mari Abdoulaye Diaby Diallo se sont transporté devant le tribunal. Après plusieurs procès sur cette affaire, l’audience de ce jeudi a été marquée par le réquisitoire du ministère public et les plaidoiries des avocats.

Dans ses réquisitoires, le procureur Me Alsény Bah a indiqué que les débats contradictoires qui sont déroulés devant la barre et les documents joints dans le dossier attestent qu’il y a eu de part et d’autres coups et blessures entre M. Abdoulaye Diaby Diallo et sa femme Nimatoulaye Diallo. C’est pourquoi, il a requit de retenir chacun deux dans les liens de culpabilité pour coups et blessures volontaires. Et il demande au tribunal de les condamner chacun à une amende de 100 000 GNF.

Dans leurs plaidoiries, les deux parties au procès s’accusent. Chacune des parties dit être victime des coups et blessures volontaires. La partie civile dit rester sur sa fin sur le réquisitoire du ministère public qui met la plaignante Mme Nimatoulaye dans la même assiette que l’accusé M. Abdoulaye Diaby Diallo. « Dans cette affaire il s’agit des coups et blessures volontaires qui ont été exercé sur dame Nimatoulaye, sa bonne ainsi que ses enfants. Donc nous on ne voie pas comment le représentant du ministère public peut mettre la victime et le coupable dans la même circonstance », déplore Me Zézé.

Pour l’avocat Me Zézé, cette réquisition du procureur est une entrave à la justice. C’est pourquoi il demande au tribunal de mettre dame Nimatoulaye hors de cause en le relaxant purement et simplement. Tout en condamnant à M. Abdoulaye Diaby Diallo au payement d’une amende de 50 million de francs guinéens pour les dommages causés à Nimatoulaye.

Dans ses répliques, l’avocat de la défense Me Amadou Oury Diallo a affirmé que contrairement a ce qu’à dit ses collègue de la partie civile, c’est plutôt son client M. Abdoulaye Diaby Diallo qui a été victime des coups et blessures de la part de Nimatoulaye. Pour preuve dira-t-il, son client a eu la fracture et des blessures au niveau de son doigt et de son oreille gauche. A part ça affirme l’avocat. « Mon client, M. Abdoulaye Diaby Diallo, a été injurié par ses propres enfants en le disant ‘’Bilakorodio’’ un homme non circonscrit. Si on vous dit ici que les enfants sont traumatisés, terrorisés c’est la faute à Nimatoulaye qui a été divorcé mais qui refuse de partir », martèle l’avocat.

Pour Me Amadou oury, comme les injures, les bagarres et les tapages nocturnes n’arrangent pas, dame Nimatoulaye Diallo a fait recours aux marabouts pour faire partir M. Abdoulaye Diaby Diallo et sa femme pour confisquer la maison.

Après ses les plaidoiries des avocats et les réquisitoires du procureur le dossier a été renvoyé pour le lundi 6 février prochain pour le verdict final.

Soufiane BALDE

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