Cour d’appel de Conakry: le parquet général dresse le bilan de son institution 

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Cour d’appel de Conakry: le parquet général dresse le bilan de son institution 

Le Parquet général de Conakry, a animé une conférence de presse ce  mercredi, 18 janvier 2017, pour faire le bilan annuel des activités des juridictions du ressort de la cour d’appel de Conakry et la mise en place des cours d’’assises pour juger des cas de crimes à l’intérieur du pays. 

Parlant des statistiques des dossiers enregistrés dans le ressort de la cour d’appel de Conakry, l’avocat général Yaya Kaîraba Kaba, a précisé ceci : « aujourd’hui au niveau de la scène pénale, les chiffres clés sur les poursuites encagées sur l’étendue du ressors judiciaire de la cour d’appel de Conakry de l’année 2016  est de 5573 affaires entrants, 3437 affaires jugés. Nombre de détenus 2.541 dont 76 mineurs, 86 femmes, 39 étrangers ».

S’agissant des violences basées sur le genre ou violences faites aux femmes, Yaya Kaïraba Kaba a souligné que 303 cas ont été enregistrés. C’est qui dira-t-il prouve la recrudescence de ce fléau.

Face donc à ce fléau grandissant, le procureur général près de la Cour d’appel de Conakry, Moundjour Chérif, a indiqué que la plus part des affaires cité plus haut sont des cas des violences basées sur le genre.

« Nous avons constaté que les violences basées sur le genre augmentent de façon inquiétante en Guinée. Quand vous regardez dans nos juridictions aujourd’hui, vous trouverez que plus de 45% des affaires criminelles sont les viols commis sur les filles, les fillettes et les bébés de tous les genres», déplore Moundjour Chérif.

«Nous avons des violes qui sont commis sur les enfants de moins de 2 à 3 ans, sur des filles de 7 à 12 ans. Il faut bien que le parquet général, le procureur de la République et le procureur général aient un comportement, une politique pénale face à la recrudescence de cette infraction », ajoute le procureur général près de la Cour d’appel.

Par ailleurs, Moundjour Chérif, a dénoncé le désistement des victimes sous la pression des familles. « Pourquoi hier, on ne savait pas qu’il y avait tant de crimes et de violes. Parce que vous allez constater qu’une grande partie de ces infractions sont commises par des personnes qui ont des liens de parenté avec les victimes. Nous avons une société très dupe, le plus souvent on en parle pas », a-t-il expliqué.

Jacob Guilao

 

 

 

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