Interview : « Je suis en Guinée dans le cadre d’un appui de la philanthropie », dixit Francesco Giordano

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Interview : « Je suis en Guinée dans le cadre d’un appui de la philanthropie », dixit Francesco Giordano

Deux Fondations Italiennes au chevet de la philanthropie en Guinée. En séjour de travail en Guinée, l’italien Francesco Giordano, entrepreneur dans le secteur de la gastronomie et propriétaire du restaurant Bourakhé en Italie dans la ville de Palmi (RC),  a accordé un entretien à votre quotidien. Il nous parle de l’objectif de son séjour en terre guinéenne, des domaines d’intervention de ses deux ONG, notamment la Fondation de solidarité pour les enfants d’Afrique, Letterio Giordano, ville de Palmi (RC) et la Fondation Carmine Anastasio Onlus ville d’Oppido Mamertina, (RC) Italie, de ses projets pour les guinéens et des difficiles conditions de vie des immigrés africains dans son pays.

Guineeline.com : quel est l’objectif de votre visite en Guinée ?

Francesco Giordano : Je suis en Guinée dans le cadre d’un appui humanitaire de nos ONG. Nous appuyons certaines organisations non gouvernementales de la Guinée qui interviennent dans les domaines de la santé, de l’éducation et les centres d’accueils des personnes vulnérables. Donc, en partenariat avec le ministère de l’Action Sociale depuis 2010, nous sommes venus apporter une aide aux enfants démunis  de l’Afrique en général et ceux de la Guinée en particulier.

Quelles sont les activités que vous avez  réalisées  depuis la création de ces  ONG ?

Depuis la création en 2008, nous avons réalisés plusieurs  œuvres  en Guinée. Nous avons au total envoyés trois  conteneurs de tapis roulants,   de kits  scolaires et de matériels médicaux.  Les lits d’hôpital, scanners, de matériels de visite médicale ont été distribués  à l’hôpital Jean-Paul 2 qui a d’ailleurs bénéficié d’une ambulance.

Ensuite certains élèves les plus démunis ont bénéficiés de kits scolaires (cahiers, bics…) et des habits dans les iles de Kassa, village de Soro et l’ile de Tamara, dans le village de Boom.   Nous avons aussi offert des fauteuils roulants aux handicapés qui trainent dans la rue et des  denrées alimentaires aux personnes vulnérables vivant au centre de solidarité de Taouyah.

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Francesco et Fabio Fanciullini

Au-delà, nous avons aussi appuyé plusieurs orphelinats dans la ville de Conakry. En plus, l’école de sourds muet de Boulbinet, l’école des non-voyants ‘’Sogué’’ de la cité de solidarité de Taouyah.  Autre, c’est l’appui à la communauté des albinos, ou nous sommes en partenariat avec l’ONG Fondasia.

Comment obtenez-vous ces dons dans votre pays ?

Nous adressons des demandes aux structures sanitaires ainsi que d’autres qui interviennent dans le secteur éducatif  de notre pays. Une  fois, qu’elles nous donnent les matériels, on distribue à travers la liste des ONG humanitaires  guinéennes que nous disposons.  Et retenez que notre magasin en Italie contient un stock de lits, de matelas et tant d’autres objets neufs. Et c’est dans  ça, qu’on sélectionne les besoins selon les   demandes  faites par les  ONG  guinéennes avec lesquelles nous avons un partenariat. Je vous souligne que tous ces dons passent par  notre représentant,  qui reçoit les besoins des structures en Guinée avant de nous remonter les informations. D’ailleurs, l’année nous avons réalisé un projet didactique dénommée ‘’Oppido rencontre l’Afrique’’  en collaboration avec l’ONG Demba Gnouma.

Quels sont vos projets à court et à moins terme ?   

Nous avons beaucoup de projets, en amont c’est l’élargissement des partenariats avec des structures sanitaires dont le centre  mère -enfants de coronthie Bernard Kouchner,  qui d’ailleurs doit bénéficier bientôt d’une ambulance de notre part, nous avons également signé un protocole d’accord, pour l’appui philanthropique.

L’Italie constitue aujourd’hui un  pays d’accueil de plusieurs immigrés africains. Quel commentaire avez-vous par rapport à cette situation assez préoccupante ?

Mon premier  constat est que ce sont des enfants, des jeunes et des  femmes qui traversent des atrocités dans leurs pays d’origines, notamment, la Syrie, le Mali, le Burkina Faso, la Guinée, la Lybie, le Pakistan, le Sénégal, l’Angola et autres,  où   les guerres, la famine, le manque d’éducation fiable, constituent une véritable source de  cette  aventure nocturne que se livrent ces citoyens. Ils traversent la mer avec tous les risques pour rejoindre l’Europe, sans pour autant savoir que l’Europe n’est pas la solution idéale à leur peine.

Actuellement, les pays européens sont beaucoup  plus confrontés à des difficultés d’emploi que les autres continents du monde.  Je demande donc aux jeunes  africains en général et ceux de la Guinée en particulier de rester chez eux et de travailler pour développer leur pays. Car, le travail  se trouve ici en Afrique, donc la solution c’est l’Afrique.

C’est pourquoi, vous voyez beaucoup d’occidentaux  venir investir dans les pays Africains, parce que tout simplement, tous  les secteurs sont finalisés en terme de travail en Europe. Cependant qu’ici en Guinée par exemple, rien n’est fait encore dans sa totalité, tout est en chantier. Je pense que c’est la meilleure façon de faire avancer le continent, au lieu d’aller mourir dans les mers ou aller en Europe rester pendant des années dans les camps de réfugiés sans rien faire .

Interview réalisée  par  Oury Bah et Mamadou 3 Diallo

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