Meurtre de Mamoudou: Le frère du défunt livre sa version des faits

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Meurtre de Mamoudou: Le frère du défunt livre sa version des faits

Doctorant-chercheur en sciences juridiques à l’université de Rouen en France, Mamadou Barry, jeune étudiant d’origine guinéenne a récemment succombé à ses blessures dans un centre hospitalier de Rouen après avoir été violemment battu par un homme d’origine turque. L’agresseur reconnu comme déficient mental se serait attaqué à l’étudiant doctorant en raison de la couleur de sa peau. Toutefois, le père de l’accusé dément les faits.

D’après les témoignages recueillis, principalement ceux de Khalil Kéita, l’agresseur nommé Damien aurait tout d’abord proféré des insultes racistes à l’endroit de Mamoudou Barry. Ce qui aurait poussé le jeune chercheur à descendre la voiture pour aller comprendre le motif des insultes. Plus tard,a l’altercation avec Damien a pris une autre tournure au point où Mamoudou a succombé à ses blessures.

Mamoudou Barry, grand frère de Mamoudou donne sa version des faits: ”Vendredi soir, j’avais prévu de voir la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) avec des amis chez moi en région parisienne. Le téléphone a sonné vers 20h40. Ma femme a décroché et, à l’autre bout du fil, ma belle-sœur était en panique. Elle n’arrêtait pas de répéter : « on a tué mon mari ». J’ai pris le combiné et j’ai pu parler à un soignant qui était sur place. Il m’a indiqué que mon petit frère avait été violemment agressé et qu’il allait être emmené à l’hôpital de Rouen. Il m’a dit que son état était critique mais je n’imaginais pas que ce serait si grave. J’ai immédiatement pris ma voiture pour rejoindre son épouse à l’hôpital. Elle était sous le choc. Dans la nuit, les médecins nous ont fait comprendre qu’ils avaient fait tout ce qu’ils pouvaient, mais que cela ne suffirait pas. On a pu le veiller et lui parler, mais il n’a jamais repris connaissance. Il est mort le lendemain.”

Pour le procureur Pascal Prache il s’agit des « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l‘appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée de la victime à une ethnie ou une nation, une prétendue race ou religion déterminée ».

Seulement pour la famille de ‘’Damien’’, l’agresseur, le mobile du crime raciale serait difficilement compréhensible et compatible avec la personnalité et le vécu du jeune homme ; et selon Me Selçuk Demir, avocat de la famille « Le jeune homme a grandi dans un quartier populaire avec des gens d’origines et de confessions diverses. Je n’imagine pas une seconde qu’il ait pu agresser quelqu’un en raison de sa couleur ou de sa religion », le fait est que des témoignages existaient et si la thèse du lien direct entre l’agression et la finale de la CAN entre l’Algérie et le Sénégal, avait été écartée ; de nombreuses zones d’ombres subsisteraient et mériteraient d’être levées.

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