Violences sur les manifestants en Guinee: Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a demandé l’arrêt des violences exercées par les forces de sécurité

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Violences sur les manifestants en Guinee: Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a demandé l’arrêt des violences exercées par les forces de sécurité

inclusive aux affaires publiques et à la liberté d’expression », a indiqué le commissariat des Droits de l’Homme des Nations Unies.

 Dans un communiqué portant sur les manifestations et troubles dans le monde, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a demandé l’arrêt des violences exercées par les forces de sécurité sur les manifestants en Guinée, emandé la libération des leaders du FNDC (détenus, jugés et condamnés pour avoir appelé à des manifestations de rue) et surtout demandé aux autorités guinéennes d’écouter les manifestants.

Nous vous proposons l’intégralité de ce communiqué :

Nations – Unis/ Human Right : Manifestations et troubles dans le monde

Samedi 26 octobre 2019, 12h06

Communiqué de presse : Commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies

(1) Manifestations et troubles dans le monde (2) Bolivie (3) Irak (4) Chili (5) Guinée (6) Liban

Porte-parole de la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme : Ravina Shamdasani

Lieu : Genève

Date : 25 octobre 2019

(1) Manifestations et troubles dans le monde

(2) la Bolivie

(6) le Liban

Guinée

Notre bureau en Guinée a suivi les manifestations qui ont débuté dans le pays le 14 octobre et s’est entretenu avec les autorités, notamment sur des informations selon lesquelles au moins neuf personnes auraient trouvé la mort et des dizaines d’autres auraient été blessées au cours des manifestations de la semaine dernière, et les forces de sécurité ont omis de se conformer aux normes internationales relatives à l’usage de la force lors du maintien de l’ordre au cours de manifestations. Le Bureau a également suivi les cas de dirigeants du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) arrêtés le 12 octobre en lien avec la manifestation.

Nous sommes encouragés par l’annonce du gouvernement d’une enquête sur les meurtres et les allégations de recours excessif à la force. Nous les appelons à veiller à ce que les enquêtes soient rapides, approfondies, impartiales et menées de manière à rendre justice aux victimes de violations des droits de l’homme et d’abus.

Nous sommes également préoccupés par le grand nombre de détentions et appelons à la libération immédiate de toutes les personnes détenues pour avoir exercé leur droit à la liberté de réunion et d’expression pacifiques. Nous rappelons aux autorités que personne ne devrait être condamné pour avoir exercé son droit de promouvoir une participation inclusive aux affaires publiques et à la liberté d’expression.

 La manifestation de masse qui d’hier à Conakry a eu lieu pacifiquement sans que les autorités aient eu recours à la force. Nous appelons le gouvernement à permettre un dialogue inclusif et constructif, afin de garantir que le droit de participation politique, la liberté de réunion pacifique et la liberté d’expression soient pleinement respectés et protégés. Nous appelons également tous les Guinéens à revendiquer leurs droits sans recourir à la violence.

Notre bureau en Guinée poursuivra son engagement auprès des autorités, des dirigeants politiques et des organisations de la société civile afin d’aider à prévenir et à résoudre les problèmes litigieux par le biais d’une approche fondée sur les droits de l’homme.

UNHCHR

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